La Commission autorise une augmentation de l'aide octroyée par l'État néerlandais au système européen de protection et de contrôle automatique des trains (ETCS)
12/12/2006
Cet article est basé sur un communiqué de presse publié par l'Union Européenne le 12/12/2006.
La mesure d'aide adoptée par le gouvernement néerlandais et approuvée par la Commission européenne concerne une augmentation du budget de 15 millions d'euros à 25 millions d'euros alloué pour la mise en place du système de protection et de contrôle automatique des trains (ETCS) - un système européen de signalisation et de contrôle de la vitesse et la nouvelle norme européenne pour le contrôle des trains.
L'objectif de la mesure d'aide est de diminuer les coûts d'investissement pour les locomotives des trains de marchandises sur la ligne de la Betuwe, entre Rotterdam et l'Allemagne, qui fonctionnera à partir de janvier 2007. Les autorités néerlandaises ont pris en charge une partie des coûts d'installation de l'ETCS sur les locomotives de transport de marchandises, qui circuleront sur cette ligne. L'accroissement du budget n'a pas été jugé disproportionné étant donné que les entreprises ferroviaires supporteront la moitié des coûts d'investissement totaux de l'installation de l'ETCS en ce qui concerne leur flotte.
Le concept de l'ETCS est simple: les informations sont envoyées depuis le sol jusqu'au train, et un ordinateur embarqué utilise ces informations pour calculer la vitesse maximale permise et ralentit automatiquement le train en cas de besoin.
Plus de 20 systèmes au sol différents coexistent actuellement en Europe. L'absence de compatibilité entre eux est un obstacle technique important au trafic international. Pour supprimer cet obstacle, l'ETCS doit être installé le long des voies et à bord des trains. Étant donné qu'il n'est pas possible techniquement de passer directement des anciens systèmes nationaux à la nouvelle norme sur l'ensemble du réseau européen, il faut que certains trains utilisent l'ETCS en parallèle avec l'ancien système pendant une période de transition. L'introduction de la nouvelle norme exige donc des investissements considérables de la part des entreprises ferroviaires.
Source: Commission européenne.